Curriculum
- artiste peintre belge.
- professeur d'aquarelle.
- diplômé de l´Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles – section « arts plastiques ».
- 14 expositions individuelles sur le thème de la nature.
- citation dans le « Dictionnaire des Peintres belges du XIVème siècle à nos jours » (La Renaissance du Livre – éd. 1995).
- sélectionné pour le livre « 50 artistes de Belgique » - vol. IV de Anita Nardon (éditions Logo – 1989)
- sélectionné pour le livre « Coups de cœur à Thomas Owen » (éditions Lefrancq – 1998).
- sélectionné pour le livre « 1001 Reasons to love the Earth » (World art collection – 2002).
- reportages dans la presse :
- 1991 – « Montrer » – revue d'art (France).
- 1994 – « The Bulletin » - hebdomadaire en anglais.
- 1997 et 1998 – « La Lanterne » - quotidien.
- 1998 – « Marie-Claire maison » - mensuel.
- émissions télévisées :
- 1986 – RTBF 1 – « Le jardin extraordinaire ».
- 1987 – RTBF 1 – « Carrefour ».
- 2000 – Télé-Bruxelles – « Le journal de Mélissa ».
- 14 expositions : en Belgique, aux Pays-Bas et en Suisse.
Mon engagement écologique
En conversation avec les éléments, loin des hommes et des dieux, avec pour seuls compagnons, les animaux et les plantes, avec la conscience du passé et l'inquiétude du futur, j'ai noté le temps qui s'écoule, la Terre qui s'use, les méditations qui apaisent ou les paroles qui interpellent.
Mes premiers carnets, illustrés par des dessins à la mine de plomb car ils expriment la nostalgie et l'intemporalité, se voulaient d'abord un héritage philosophique à l'intention de mon fils. Rapidement cependant, lors de mes cours artistiques et à l'occasion de mes voyages, j'ai pris conscience que la génération actuelle, si technologique et si consommatrice, éprouve, paradoxalement, le profond besoin d'un moment de recueillement ou de réflexion. Pour certains, la certitude de l'existence de Dieu apporte cet apaisement, et d'autres ne se satisfont pas du fatalisme. Une pensée poétique ou philosophique, une image, une œuvre d'art ou une émotion suffisent à les réveiller à la valeur de l'existence et prenant conscience simplement de la précarité de la vie, de leur jeunesse ou de l'environnement qui les éblouit, ils deviennent tout naturellement plus soucieux du monde qui les a vus naître et ils comprennent le respect dû à ceux qui ont tenté de le préserver. Ils songent alors à leur bonheur et œuvrent pour celui des enfants du futur.
C'est dans cet esprit qu'il est bon de parler de choses graves avec des mots simples et des images qui conduisent au rêve. Mon art tente ainsi de leur accorder l'importance qui leur revient. Fidèles aux propos de Nicolas Hulot « …parce que l'émerveillement est le premier pas vers le respect… », depuis ma première exposition en 1986, toutes mes œuvres ont été consacrées à la défense de la nature et au chant de la Terre … désormais en péril.
Réflexions
« Ma peinture, bien au-delà du simple désir de créer quelques beaux paysages, met en œuvre un rêve de communion totale avec la nature. Elle propose une philosophie de vie, une réflexion sur la place de l'homme parmi les souffles vitaux. A travers la représentation de mondes sublimes, je suis soucieux de sensibiliser à la vibration de l'âme, au bonheur de vivre et au désir de survivre. Mes œuvres, animées par la méditation, sont en quelque sorte des « poèmes » fidèles au message :
« Avant de peindre un bambou, laisse-le d'abord pousser en toi-même » Su Tung Po — poète chinois
Pierre Sentjens
« Il y a dans le cri de l'artiste un avertissement aux hommes, on ne joue pas impunément avec les sources de la vie.
Si l'écologie était mieux comprise, j'insisterais pour que l'on accorde le poste de ministre de la Nature à Pierre Sentjens.
Amoureux des grands espaces et des îles vierges, l'artiste déroule dans ses œuvres un inventaire complet des éléments qui nous entourent.
C'est un hymne à la planète bleue qui monte de ses aquarelles d'une rare pureté, infiniment délicates et terriblement puissantes à la fois, elles chantent la vie…ou la survie. »
Anita Nardon — critique d'art (extraits – 1989 - 1998)
« Deze « reislustige » aquarellist brengt zichten mee van een uitzonderlijke schoonheid, herinneringen van verborgen plaatsen die nog bewaard zijn als op de eerste dageraad van de wereld . Al zijn werken drukken natuurkrachten uit, ontketende elementen waar mysteries heersen, de angst of de verrukking.
De schilderijen van deze nergens onder te brengen kunstenaar bevinden zich bij de verzamelaars die houden van een natuur met sterke emoties, gevoelig voor grandioze landschappen of voor wonderbaarlijk beschermde leefmilieus.
Als schepper van werelden met een uitzonderlijke mooiheid, maar ook als getuige en verdediger van de mooiste kantjes van de Wereld, heeft hij een heel bijzondere passie voor de grote vlakten en de zee. »
(persuitreksels)
« I love nature, it's present in all my work. After all, nature is what it's about. In the future, there won't be any people, like in the beginning of the world…
I don't try to copy what I see in a realistic way, I try to paint the wind and the light, emotions and movement, what you feel when you're in nature. But I never paint on location. When I'm outdoors I only feel and think, and then when I am home, I paint in the poetry. »
(extract of « The Bulletin » - may 1994)
La maison de l'artiste
« C'est une maison pas comme les autres, car elle abrite un collectionneur d'objets de la mer, ou tout simplement de la vie. Il ne me semblait pas possible de trouver en ville, une maison début de siècle où, tout en respectant ses cheminées, ses boiseries, ses portes et ses formes, le propriétaire ait pu recréer ce monde de la mer, de la terre et de l'air. Si j'ajoute l'air c'est parce que certaines aquarelles font ressentir un grand vent qui a balayé ou ballotté les objets et les galets que l'on retrouve partout. ( - ) »
Marie Claire Maison
édition européenne — mars-avril 1998
« L'étonnante petite maison dans la ville… »
Peintre, Pierre Sentjens raconte : « je suis né en ville et j'ai grandi à Bruxelles dans une maison qui n'avait qu'une petite cour. J'en ai conçu une envie de contacts avec la nature qui ne se tarit pas ». Si bien qu'aujourd'hui il peut dire : « tout ce que je fais est lié à la nature». Aux murs des toiles peintes à l'acrylique nous plongent dans la contemplation de l'espace, d'une géode ou d'une éruption volcanique. Ici et là, des aquarelles nous mettent sous les yeux poissons ou coquillages. Puis il y a les tables : une extraordinaire collection de tables de toutes dimensions, peintes de motifs naturels d'une rare beauté : poissons encore, mais aussi animaux d'Afrique, passereaux, insectes et papillons…
« Ma maison avec son style Art Déco, a un côté très bourgeois, notamment par ses cheminées, qui ne colle pas tout à fait à ce que je suis. Alors j'essaye de revenir à des choses plus naturelles ». La nature, c'est encore ce qu'il est allé chercher l'été passé en rendant visite à des amis installés au Panama : « J'ai été jusqu'au Costa Rica, raconte le peintre, c'était formidable : la forêt tropicale, les volcans puis les coraux… » Il en a bien sûr ramené quelques souvenirs.
De ses voyages, qu'il pousse parfois jusqu'aux Orcades, il revient les bras chargés de paniers, mais aussi de pierres, de coquillages, de filets de pêche, quand il ne s'agit pas d'une magnifique table en orme, sculptée, ou d'un lit fait de neufs bois différents…
La Lanterne — le quotidien de Bruxelles — avril 1997

